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Cassoulet'Land

Le Président se fait battre par N. Sarkozy *

25 Février 2011, 15:28pm

Publié par Marius

 zarko.JPGSi nous résumions les étapes de cette mandature nous pourrions constater que chaque « avancées » de ce Président rend le PS plus proche d'une probable victoire à l’échéance future. Depuis son élection, N. SARKOZY est, en effet, son principal ennemi. Il n’est pas nécessaire d’évoquer ici la soirée au Fouquet’s ou sa retraite sur le bateau de V. BOLLORE pour rappeler combien chacun des gestes du passé mais aussi du présent tend à l’éloigner irrévocablement de ses engagements de campagne. Le Français de tout les français, l’homme qui ne nous décevrait pas a fini par fatiguer les plus adeptes partisans de la France libérale. Inutile également de rappeler les sondages ; la descente est permanente pour atteindre en réalité à ce jour une dimension en-dessous du seuil acceptable.

Et voici que l’on évoque la démission de MAM au profit d’A. JUPPE ; un jeu de chaise musicale. Il est dommageable de voir ce gouvernement prolonger au-delà du raisonnable cette gouvernance par ce type d'artifice. MITTERRAND comme de GAULE et  J. CHIRAC  ont usés de l'opportunité d'une dissolution. Les motifs sont toujours différents, parfois même obscurs mais les dissolutions ont toujours apportées au pays une mise en conformité des élus avec la volonté populaire de la période.

Pour J. CHIRAC la décision de dissoudre l'assemblée était un faux acte manqué car dans cette course-poursuite pour se débarrasser du pouvoir la droite et les conseillés de l' Elysée (dont A. JUPPE et D. VILLEPIN) ont parfaitement réussis. Rien de tel qu'une cohabitation pour faire faire le sale travail au camp d’en face. Mais N. SARKOZY n’est pas J. CHIRAC, loin s’en faut.

  Que veut dire aujourd'hui gouverner, face à un peuple qui n'a même plus envie d'être représenté  par cette équipe usée jusqu’à la corde ? Ce n’est pas le remaniement qui modifiera l’opinion publique dans ce pays mais bien la mise en situation d’une gauche en attente. La seule chance pour lui de faire événement serait de travailler de façon originale à sa réélection en provocant la gauche en une mise en situation brutale et inattendue. Rien ne peut remplacer l’exercice des responsabilités ; il apporte nécessairement la part de modestie qu’une trop longue situation d’observation érode et il contribue à  étouffer le malaise grandissant qui, tout comme de l’autre côté de la méditerranée, pourrait apporter des bouleversements inattendus…

Faute d'une telle initiative, c'est non seulement la fracture sociale, mais la fracture du politique lui-même qui grandit. Les deux pôles de la représentation (le peuple et l’assemblée) étant définitivement séparés. C'est ainsi que les non-représentés, les non-représentables, les exclus de la démocratie comme Marine Le PEN et Jean Luc MELENCHON continueront d’incarner les véritables espoirs au travers de leurs radicalités. La rencontre avec D. VILLEPIN sera-t-elle porteuse d’une réflexion de cet ordre ? Il y a fort à parier que les mêmes conseils n’apporteront pas les mêmes résultats...

 

* J’emprunte le titre à un édito pertinent de Laurent DUBOIS dans la Croix du Midi (pour mémoire une excellente lecture de l’actu locale).

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Muriel 26/02/2011 10:27



Bonjour Marius,


Je ne lis plus l'actualité en ce moment, c'est un chaos sans nom. Je pense souvent à la tête que feraient nos grand parents s'ils voyaient et entendaient se qui se passe en politique et
économique européenne, ils seraient scandalisés.


La politique française est devenue une daube sans nom depuis 2007 et ce qui se profile pour 2012 n'est guère joli. Je ne sais quand ils auront tous une petite prise de conscience. M'est avis
qu'en novembre 2011, beaucoup vont tomber des perchoirs, ça va secourer sec, on en reparlera, tu verras.


Bises et bon weekend :)


 



Marius 26/02/2011 14:53



Salut Muriel ton blog nous manque !


Je ne peux hélas que partager en grande partie ton avis. La Fr. est décidibilisée à l'extèrieur de nos frontières et en grande difficulté économique. On nous cache la vérité en manipulant les
chiffres; le trou est abyssal et il sera difficile de nous remettre dans la course sans employer les grands moyens