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Cassoulet'Land

Martin MALVY : le GRAND gagnant des régionales

22 Mars 2010, 10:44am

Publié par Marius

Martin-MALVY.JPGNotre réélu atteint des sommets de popularité locale avec un score dépassant la barre de 70% en faveur de son équipe sur plusieurs départements. Regardons de plus près ce qui permet à ce candidat, inconnu au delà de Midi Pyrénées, de monter sur la première marche du podium national avec, au final, 67.8% de voix en sa faveur.

 

Une gestion de campagne exemplaire.

Rien ni personne n’a été oublié. Chaque département à fait l’objet d’une étude attentive et la puissance du sortant, sa logistique, ont fait la différence avec des déplacements permanents pour satisfaire aux desiderata des électeurs et de leurs représentants locaux. Détenir les manettes permet, en effet, de fournir sans délais des solutions aux urgences. Une période opportune pour promettre tout (et parfois son contraire mais sans en abuser...).

 

Un bilan sans (grosse) faille

Pour un candidat sortant le risque de la critique est fort et peut détruire la partie positive de son mandat (il y a en a toujours). La force du  redoublant triplant est de n’avoir pas de réels éceuils dans ses mandatures antérieures…juste de l’expérience. Le personnage est carré, apaisé, parfait gestionnaire, « bon père de famille » des deniers publics, rassurant (voir photo). Un atout en période où le Chef de l’état fourni une image à l’opposé de ce profil.

 

Une opposition locale rêvée.

bb.JPGL’art de la guerre commence par une appréciation scrupuleuse des défauts de son rival. Dans le cas qui occupe CASSOULET’LAND cette tâche a été très largement réalisée par les membres et sympathisants de l’UMP. Rien n’aura été pardonné à la candidate à l’intérieur de son propre groupe.

Mes collatéraux TOULOUSOSCOPIE et son compère ROYALMENSONGE en ont fait un fond de commerce…Ainsi déstabilisée à l’intérieur d’un camp en recherche de cohérence, fragilisée par le mutisme des derniers leaders locaux la tâche de la tête de liste de la gauche était confortable (on ne tire pas sur une ambulance).

 

Une opposition nationale rêvée.

nicolas-sarkozy-copie-1.jpg

Il n’est pas utile de revenir sur la politique du gouvernement ; les médias les plus conservateurs (Le Point/Europe 1/TF1) aux plus disciplinés (l’Express/RTL/A2) ont depuis plusieurs mois appuyés là où cela faisait mal.

Le déni du petit nerveux et de ces obligés a favorisé le vote de refus pour les uns et l'abstention pour les autres.

A cela s'ajoute une coalition anachronique de Ph BESSON à Ph de VILLIERS en passant par les CPNT et une stratégie de campagne mis en musique par les "conseillés de l'ombre" (une équipe constituée de grands cerveaux et peu habituée aux campagnes électorales).



Des colistiers opportunistes 

Aidé par deux têtes de liste crédibles et en mal de reconnaissance il était facile de constituer un « front de gauche » acceptable et dévoué pour le second tour. La politique reste un sport où il importe de savoir manœuvrer avant l’entrée sur le terrain. Tout se dessine donc bien avant le premier tour au sein même des instances nationales ; cela s’appelle de la préparation.C'est discret et redoutablement efficace avec des équipes intelligentes et respectueuses des enjeux.


  Le poulain de Mélenchon

Ch-Picquet.JPG "L'autre gauche" a été exemplaire dans son rôle de « gauchiste révolté » ; un verbe haut, des incantations simples, martelées sans répit à un auditoire issu des combats syndicaux, auront permis  à ce candidat, récemment parachuté sur la région de capter une partie des plus volatiles électeurs de gauche et d’en permettre un transfert (relatif car il y a forcément des pertes dans ce segment de sympathiques révoltés).

L'appel de la soupe a transformé ce révolutionnaire (ex membre du bureau de la LCR, ancien rédacteur en chef de  Rouge, président d' Unir membre fondateur de NPA et de Gauche unitaire, dont il est le porte-parole) en un agréable et fréquentable colistier...J'en entend qui crient à la trahison...




Le candidat d’Europe Ecologie

2207.jpg Il a de son côté rempli parfaitement les objectifs de son camp. Pour mémoire il s’agissait, d’apporter à la gauche, la boîte à idée et une expertise en matière de développement durable. Il y a longtemps que le PS préfère confier cette tâche à des pros hors de sa sphère.

Cela semble lui avoir réussi, au-delà de son espérance, avec des fusions parfaitement maîtrisées. Ainsi préparée l'ingestion aura été réglée en 2 heures entre les 2 tours pour le plus grand bonheur du PS qui ainsi conforte bien au-delà du nécessaire sa position dans la région.La pratique à BRUXELLE de la consensualité Européenne au côté de COHN BENDIT lui permet d'obtenir une place de choix dans la future composition de l'équipe régionale (et pourquoi pas dans un second temps à CASSOULET City...pour remplacer un élu fragile).

 


Pour finir, vous noterez que ce post ne comporte que le nom de la tête de liste et les portraits des principaux acteurs. Cela permettra au lecteur issu d’une dizaine autres régions (sans triangulaires) de profiter également, à quelques nuances près, de cette évocation de campagne.

 

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marius 24/03/2010 15:59



@Aigrou La dépêche du Midi n’a jamais brillé par une grande objectivité.


Je vous invite à prendre connaissance des résultats officiels sur le site du Ministère.


Le nombre des inscrits sur la région était de 2 037 904 électeurs.


Le nombre de votants sur cette même région est de 1 107 666 au second tour (une participation en hausse est à noter entre les deux tours). Avec un taux de 54.35% les électeurs de Midi Pyrénées
ont fait preuve de plus de civisme que les Français moyens (pour mémoire la participation en France était de 51.21%)


Les vote blancs et  nuls ne sont comptabilisés que pour permettre de vérifier un comptage global ; ils représentent (au second tour) précisément 66 699 bulletins soit 3.27%
des inscrit de la région (et 6.02% des votants). On note une augmentation des blancs et nuls entre les deux tours (les effets manifestes d’un report de voix pas toujours souhaité tant à droite
qu’à gauche…et quelques erreurs au pliage ; il y aurait à dire sur la nécessité d’une page 21X29.7 a glisser en 4 dans une enveloppe spéciale…).  


Le président sortant de Midi-Pyrénées, le socialiste Martin Malvy, a réalisé le meilleur score de la gauche aux régionales, obtenant 67.77% des voix exprimées (avec 1 107 666 bulletins en
sa faveur).


Pour être parfaitement objectif, sa liste a obtenu (1 107 666 : 2 037 904) = 54.35% des électeurs inscrits. Sa légitimité ne peut pas être remise en cause.


 


Pour la Haute Garonne (attention TOULOUSE n'est qu'une partie de la H.G.) sur 807 554 inscrits seul 270 736 bulletins se sont portés vers Martin Malvy; (270 736 : 807 554) soit 33.52
%


 


Sauf erreur de ma part, ce n'est pas la Haute Garonne qui a favorisé (aveuglément) le renouvellement du mandat. La politique du soupoudrage financier sur les départements périphériques trouve ici
sa logique... Et peut être également une appréciation "plus nuançée" de la gestion du Grand TOULOUSE.



AIGROU 24/03/2010 12:40


La depêche du midi censure mon commentaire lorsque je donne le résultat de toulouse et que j'en tire un conclusion:
abstentions 55% , 4443 bulletins blancs et nuls.
Mr Malvy + EE + FDG = 68731 voix sur 240298 inscrits soit 28%.
Donc 72% de toulousains n'ont pas voté pour Mr Malvy


marius 24/03/2010 09:03


Un vrai polémiste le Pino...


Pino 23/03/2010 23:00


Light ? On est plutôt proche du néant...


marius 23/03/2010 07:51


Excellente idée mais malheureusement trop tôt car, cela ne vous aura pas échappé, le bilan après deux ans est extrèmement light. J'ai peur de rester "sec" devant mon écran... Le chantier municipal
est énorme et, le moins que je pourrais écrire, c'est qu'il semblerait que les avancées soient encore dans les esprits. Cassoulet'City avance SANS son premier magistrat. Le pouvoir semble être
ailleurs. A la CUT? A la région? au conseil général? J'ai une lecture floue des influences...