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Cassoulet'Land

N. SARKOZY récidive ; du PERNAUT sur plateau TV

8 Février 2011, 10:46am

Publié par Marius

nicolas-sarkozy-les-francais-ont-la-parole-.jpgComme si une erreur ne suffisait pas voilà que notre nerveux recommence sa crise de démagogie télévisuelle. Sans nul doute on va nous ressortir les meubles suédois à 10 balles, rehausser le Président dans son siège et lui trouver 10 benêts prêts à tout pour figurer à l’écran.

Rappelez-vous de l’émission précédente. Rappelez-vous de la participation de notre représentante locale Sophie POUX. Elle était présente ce lundi (un an après)  sur le plateau de DENISOT à Canal+. Le Président lui avait promis une amélioration des conditions d’achat du lait. Il s’était même proposé de lui rendre visite…."Je ne laisserai pas tomber les agriculteurs" (dans le script de l'émission)

La visite du Président, visiblement Sophie elle s’en tape, comme d’ailleurs des vols de MAM en Tunisie (elle l’a rappelé devant Michel APATHIE effondré devant son faible engagement politique). Ce qui l’intéresserait à Sophie c’est de pouvoir vendre son lait à un prix décent pour pouvoir (enfin) nourrir sa famille et ne plus dépendre du RSA. Mais ce n’est toujours pas le cas !

Naturellement la question qui vient à l’esprit est toujours la même : mais que fait le gouvernement ? Car on attend tout de lui. De meilleurs négociations à la PAC, une intervention pour moraliser les intermédiaires de la filière agricole, des aides directes...

De mon côté j'ai cependant envie de prolonger le sujet en posant la question : et que fait la région ? Car enfin la filière laitière est majeure pour CASSOULET'LAND. Quels sont les actions supplétives proposées au niveau du département du Tarn et Garonne (dont dépend Sophie) et de la région MIDI PYRENEES ?

Cette légitime question d'un citadin trouve ici une première réponse. La région aide, ouf ! Quant au département il cofinance le RSA de Sophie...On en oublierait presque que ces efforts viennent directement ou indirectement de la poche des contribuables ; on appelle cela la solidarité (et c'est normal).

La seule chose inquiètante dans tout cela c'est que Sophie (et les autres agriculteurs locaux) souffrent toujours et ne voient pas le bout du tunnel. Car à y regarder de plus près ce sont les intermédiaires et la grande distribution qui se gavent. Le premier intermédiaire étant la coopérative qui transforme le lait en de multiples produits laitiers tout aussi dégueulasses les uns que les autres; un lait dégraissé coupé à l'eau, un beurre de mauvaise qualité, des yaourts additionnés de colorants et autres conservateurs. Tout cela vendu au prix fort aux consommateurs des villes dans des grandes surfaces qui respirent la santé financière.

Ne serait-il pas temps que nos régions aide directement à la création de fillières courtes pour "sortir" de cette logique suicidaire. Car ces aides et subventions locales servent en réalité une industrie et des intermédiaires éloignés et faiblement motivés au devenir de Sophie qui reste totalement dépendante de ces enseignes nationales.

Le soutien (indirect) à ces unités de transformation ou de ventes, peu enclins à partager les fruits de leurs habiles commerces ne favorisent pas la prise de conscience  de nos agriculteurs sur  l'impérieuse nécessité à fournir de bons produits (l'on a pas le coeur à l'ouvrage quant on est acculé à produire à perte).

Les AMAP fonctionnent et sont une réussite. Mais il ne s'agit que de vente de produits bruts faiblement transformés. Il est grand temps que la région et les départements prennent conscience du potentiel réel de ces structures locales et fournissent aux interressés des soutiens à la création d'outils nouveaux adaptés à la transformation nécessaire de la production et à la distribution locale de ces productions.  Les consommateurs sont demandeurs de traçabilités, de produits d'origine et si possible de vente en circuits courts. Le marché est prêt. C'est là qu'il faut porter les efforts financiers des régions et des départements, prioritairement.

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