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Cassoulet'Land

Un pigeon vous informe du malaise

5 Octobre 2012, 10:48am

Publié par Marius

pigeon.jpgJ’ai sentis comme un soulagement dans la sphère professionnelle lorsque j’ai annoncé sur Facebook ma déception dans les récentes décisions prises par ce gouvernement au niveau des start-up.

Les clichés ont la vie dure. Est-il normal d’être un chef d’entreprise, d’avoir les attributs classiques du (méchant) capitaliste et d’être de gôôôôche ? Mes amis sont toujours  étonnés de mon attachement à ces valeurs. Mais voilà, l’expérience des affaires m’a permis de saisir une réalité simple ; l’on ne réussi ses projets qu’en impliquant  au même degré de satisfaction  les hommes et les femmes qui nous entoure et qui accepte les risques inhérents à la création de valeur. Deux types d’entreprises ont ma préférence ; l’entreprise coopérative (où un homme égale une voie dans les décisions) et la TPME avec son complément direct l’auto entreprise. Il s’agit là d’unités où la qualité humaine prime sur tout autre valeur.

J’ai pratiqué (de l’intérieur) les grands groupes pour en connaître les travers. Ces unités existent, fonctionnent et méritent d’être reconnues pour ce qu’elles sont, pas plus. Il suffit de suivre l’actualité pour comprendre qu’un salarié n’est  qu’une variable d’ajustement ; Pôle-emploi est gavé de ces valeureux profils qui ont malheureusement trop longtemps négligés ce point de détail.

Pour ces derniers, l’avenir s’inscrit généralement au travers d’un mode de fonctionnement plus autonome car, hélas, ce n'est pas demain que la Fance va se réindustrialiser. Tous ne réussiront pas, mais tous ont l’espoir d’une évolution personnelle. Il est donc important d’encourager les initiatives, d’inciter à la création d’entreprise et de favoriser la transmission de ces dernières car l'aventure mérite d'être vécue.

Pour ne pas l’avoir compris ce gouvernement a dépassé les limites de l’absurdité. Incapable de remplir les engagements majeurs pour lesquels nous leurs avons confiés les clefs du camion il se tourne délibérément vers ces ressources potentielles nouvelles pour combler maladroitement une (faible) partie du trou financier laissé par leurs prédécesseurs.

Faut-il rappeler que nous attendions des décisions en matière de soutient des PME (par la création d’une banque mais surtout par une séparation  des activités de spéculation et de soutient à l’économie réelle). Faut-il également rappeler les volontés (vite avortées) de relance par l’investissement ou l'interdiction des licenciements boursiers ( cf. SanoFi (1)

Ce gouvernement à failli  dès sa prise de fonction face à l’Allemagne. Obligé de donner des gages aux grands argentiers sur sa volonté de réduire le déficit, F. HOLLANDE fait aujourd’hui les poches du peuple distillant à dose homéopathique un venin fiscal innaproprié. Je ne peux cautionner ces décisions qui éloignent la France de la solidarité sociale que nous étions en droit d’attendre.

Les capitaux-risqueurs et les créateurs ont réagis. Il semblerait qu’en contrepartie nous obtenions un minimum d’écoute, tant mieux. Il reste maintenant à d'autres corps sociaux à prendre le relais avec la même vigueur pour se faire entendre de cette équipe. Demain, peut être,  les retraités à qui l’ont va faire le bas de laine. Pourquoi pas également les trop nombreux  diplômés de l’enseignement supérieur qui enchaînent CDD sur CDD et qui méritent autre chose que des promesses de sous postes dans l'enseignement.

L’avenir n’est plus dans le syndicalisme institutionnel et nous l’avons prouvé par le mouvement des pigeons .  Il est dans la révolte douce, hors du champ classique de la politique politicienne et du syndicalisme à la papa (avez-vous vu Parisot dans ce conflit ?). La France à une seule richesse ; son peuple.  C’est ça aussi le socialisme de Jaurès auquel je reste attaché. N'en déplaise à quelques ami(e)s. 

 


(1) Il ya de quoi se marrer de voir des élus PS de la région manifester avec les SANOFI  et négliger le rappel à F. Hollande sur la promesse d'une loi sur les licenciements boursiers...

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